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dimanche 30 janvier 2011

Never say never

Il est des jours où on ferait mieux de se la coincer. Dans mon cas, c'est assez souvent, mais je vis avec. Et oui, j'avais juré ne plus jamais me lancer dans customisation de plante verte (pour ceux qui n'ont pas suivi mes aventures à l'école des fleuristes de Paris, c'est par ici le carnage), et pourtant dans un moment de faiblesse créative, je me suis trouvée à bidouiller un ceropegia moribond. Le temps que je réalise ce que j'étais en train de faire, c'était trop tard...


En fait tout à commencé à cause d'un bouquet plus qu'adorable que mon tout aussi adorable coloc nomade avait passé frauduleusement à la frontière et qui contenait entre autre des mini roses arborescentes de couleur framboise. Ces petites merveilles ont malheureusement séchés bien vite, si vite même que je n'ai pas eu le temps de les retourner pour éviter qu'elles ne sèchent la tête en bas. Je me suis donc trouvée avec deux douzaines de mini-roses sèches, bien trop jolies pour être abandonnées au compost mais souffrant d'un méchant torticoli.

C'est alors qu'entre en scène "Le Cercle Littéraire des amateurs d'épluchures de patate", acheté à la hâte au kiosque de la gare de Lausanne jeudi soir en attendant mon train, dont les quelques 396 pages n'ont survécu que 24 heures, et dont la jolie couverture est justement dans les tons:
- framboise de mes roses séchées;
- beige des petits papillons en origami que j'avais commencé à plier;
- et vert pastel du pot de mon ceropegia moribond...


De là, à la customisation du ceropegia, il n'y a évidemment qu'un pas que je ne regrette pas d'avoir franchi. Pour le coup, je me sens un peu comme une Elizabeth Bennett du XXIe siècle qui ne regretta point d'avoir accepté de danser avec Marc Darcy malgré avoir juré ne jamais le faire. En bref, disons que c'est une petite victoire personnelle sur ma tête de mûle, et OMG comme ça fait du bien!

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dimanche 15 août 2010

Racines

Parmis les activités à la fois les plus excitantes et les plus épuisantes il y a chercher un nouveau logement. Enfin c'est mon avis. J'adore changer d'environnement, imaginer un nouvel espace, trouver mes marques, y apprivoiser la lumière et le vent...

Mais j'en suis pas là. Je suis à l'étape où je cherche, lis des annonces, appelle, envoie des e-mails plein d'espoir, reçois des réponses sympathiques ou non, ou pas de réponse du tout. Et parfois, je visite. C'est un peu comme passer un entretient d'embauche, sans vraiment savoir qui embauche qui d'ailleurs. Oui parce que, ce que je cherche, ça se trouve rarement dans les régies en fait.

Il y a d'abord les coups dans l'eau: "Je viens de croiser le propriétaire qui m'a dit que l'appart est loué... mais maintenant que vous êtes là, vous aimeriez quand-même le voir?". Et puis les proprios nomades: "Il vous plaît, vous le prenez? En fait, je dois savoir tout de suite parce que je prends l'avion ce soir pour Brisbane et je reviendrai seulement en mai 2011." Sans compter les priopriétaires de labrador, dont l'odeur a tellement imprégné les lieux, qu'on se demande si les moquettes beiges-des-années-nonantes pourront jamais être réhabilitées. Et enfin, le proprio-futur-voisin qui vit dans la maison rénovée avec grand soin de ses propres mains et qui vous explique déjà que "le parquet dans la chambre à coucher est assez fragile, il ne faudrait pas y marcher avec des talons!".

Expiration. Inspiration. Anibis.ch, c'est reparti!

Au fait, voici ce que je cherche:
- 70 m2 habitables au minimum (appart, loft, maison, coloc...)
- max 30 min de trajet jusqu'à Ecublens VD (en voiture ou transports publics)
- coin tranquille, dans la verdure, voire carrément paumé
- accès extérieur facile pour mes tigres miniatures grands chasseurs de souris
- petit jardin ou grande terrasse pour les brunchs du dimanche
- voisins qui ne contrôlent pas la hauteur de ma pelouse
- partante pour donner un coup de main si rénovations nécessaires
- et dans l'idéal: plein de fleurs des champs à cueillir dans les parages!

Si vous êtes détenteur d'un tel petit paradis, passez moi un mot illico!

Bref revenons à nos moutons fleuris. Pourquoi toute cette histoire? Parce que dans ma compo de la semaine, il y a des racines déracinées. Comme les miennes quoi. Des racines en l'air, qui cherchent un spot douillet ou se poser pour quelque temps...


Voilà. C'est une petite compo toute douce réalisée avec: des lys et glaïeuls (fleurs à cueuillir soi-même), quelques trucs secs et racine qui trainaient dans mon jardin et des fleurs exotiques sèches achetées en solde chez mon géant orange préféré.

Un peu classique dans la forme, je le concède. Et oui, ça m'arrive aussi quand je m'oublie.
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